
Plan de Mouilleron-en-Pareds
Eglise Saint-Hilaire
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Vue actuelle de l’église Saint-Hilaire depuis la place
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L’existence d’une église à Mouilleron-en-Pareds est signalée pour la première fois dans une charte datée de 1056. Elle était sans doute intégrée dans un ensemble fortifié comme l’indique la tradition orale en nommant le terre-plein qui l’entoure : " le fort ". La majeure partie du clocher subsiste de cet édifice primitif de l’époque romane. Le clocher dont la base conserve des vestiges romans est fortifié pendant la guerre de Cent Ans : le crénelage, les échauguettes et les poivrières ont disparu mais les mâchicoulis du XVIè siècle, bien que mutilés, sont encore apparents. Ce clocher est classé Monument historique depuis 1978.
Très vite, l’église fait l’objet d’un aménagement de style gothique mais elle est saccagée pendant les guerres de religion au milieu du XVIè siècle. L’édifice gothique se présentait sous la forme d’un rectangle irrégulier, divisé en deux nefs de sept travées, deux piliers plus importants servant d’appui au clocher. La troisième campagne de restauration a consisté à murer ce qui reste des deux nefs. Durant la Révolution, elle a souffert plus de son abandon que des hostilités mais le mobilier est détruit et la cloche enlevée.
L’église actuelle est le résultat de 4 restaurations mais elle doit beaucoup au curé Basile Bonnet (1828-1859) qui y entreprend de nombreux travaux. La restauration ne s’achèvera qu’en mai 1900.
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Vue intérieure avec l’orgue
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Le carillon (quatrième carillon rural de France) datant de 1850 est formé de treize cloches et clochettes. Toutes les heures retentit un cantique approprié à la saison liturgique. Tous les jours pendant la saison estivale, à midi, six airs de chansons profanes sont interprétés.
Dans le chœur, côté nord, se trouve une huile sur toile représentant " les disciples d’Emmaüs ", copie réalisée en 1850 par Acard de l’œuvre du peintre italien Le Titien. Deux dalles funéraires portent les armes des Arnault et des Fleury, seigneurs de la Mothe, dont le château domine le bourg.
La chaire en chêne ciré date du XIXè siècle. Elle évoque le Christ et cinq apôtres en six panneaux sculptés.
L’orgue a été construit et installé par Le Logeais, facteur d’orgues à Nantes en 1867. La dernière restauration entreprise par le facteur Emeriau d’Angers date de 1995. L’orgue, restauré dans son état primitif, comporte six jeux avec un pédalier. Les panneaux factices qui clôturaient le buffet furent remplacés par des tuyaux réels.
Le 12 janvier 1952, les obsèques nationales du Maréchal de France Jean-Marie-Gabriel de Lattre de Tassigny se déroulèrent dans l’église après les cérémonies à Notre-Dame de Paris, à l’Arc de Triomphe et aux Invalides.
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